Message original: croline
La reconstitution de l'époque me semble réussi mais pour l'instant pas vraiment utile à l'intrigue.
Le premier épisode traine en longueur dans le sens où les enjeux sont systématiquement connus rapidement et que l'on insiste dessus de façon un peu lourde à mon goût, le tout accentué par l'autre bémol de la soirée la direction des acteurs. Je mets la direction car quand cela touche l'intégralité du castin : Julie de Bona en premier lieu mais miou-miou aussi, nolwenn/sofia également et jusqu'au duo/trio inspecteur dans une moindre mesure car vu les rôles cela passe mieux, je me dis que cela provient d'une vision de la série.
J'aurais pu dire la même chose mot pour mot.
Je garderai mon avis plus globale sur la série à la fin de sa diffusion.
La direction d'acteurs m'a également paru inexistante et la mise en scène globalement paresseuse. Le vrai point positif de la série se sont les costumes et le travail sur les décors, la production semble l'avoir bien compris car la promotion de lancement dans la presse a beaucoup mis l'accent dessus. Mais ce qui saute aux yeux, c'est qu'il s'agit avant tout d'une série policière avant d'être une série historique ; et c'est le gros défaut de la série selon moi. Et parce qu'il faut entretenir le mystère du
"whodunit" alors l'écriture autour des personnage devient très artificiel et sans subtilité.
Un exemple d'écriture aux enjeux prévisibles, mettant en scène le personnage de Nolwenn, c'est la séquence au casino. A l'instant où l'on apprend qu'elle a une reconnaissance de dettes au poker, on comprend immédiatement qu'on va avoir droit à une scène flamboyante au casino, où elle finira à nouveau par tout perdre...
La série aurait gagné à dévoiler beaucoup moins des conflits intérieurs des personnages sur le premier épisode. Les enjeux de chacune sont dévoilé beaucoup trop rapidement. Le seul personnage qui se détache un peu (assez logiquement finalement au vu de son rôle et du genre de la série) c'est celui de Constance Gay. Elle est pratiquement de toutes les scènes. Chose sur laquelle je n'aurais pas parié avant la diffusion de la série.
Au delà de la qualité de la série, je suis ravi pour Nolwenn de ce nouveau succès d'audiences. Ce que je retiens avant tout ce qu'elle mise sur les bons chevaux. Elle se construit petit à petit un statut d'actrice "bankable" ce qui m'apparaît essentiel si elle souhaite avoir de nouvelles propositions de plus en plus intéressantes (à la télévision ou ailleurs)
Pour terminer, j'ai apprécié le clin d'œil (voulu ou non) à Nolwenn avec l'introduction du livre de Margaret Mitchell
"Autant en emporte le vent" dans la scène au pensionnat avec sa fille. Nolwenn dont on a parfois souligné sa ressemblance physique avec Vivien Leigh et évidemment on pense à sa participation au casting de la comédie musicale du même nom pour le rôle de Scarlett O'Hara avant qu'elle ait la carrière que l'on connait.