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Ajouté le : 17/04/2025 11:27

Barge

sans la musique la vie serait une erreur (Nietzsche)

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Le professeur Philippe Juvin a tout dit en une phrase : "Demain, en entrant dans la chambre d'un patient, je ne veux pas être amené à croiser un regard de doute sur ce que je suis venu faire." Le serment d'Hippocrate ne souffre aucune ambiguïté : "Tu ne tueras pas." La société de l'#euthanasie autorisée nous mettra au bord de l'abîme. La déliaison produira ses fruits amers. On se méfiera de son fils, de son médecin.
"Aimez-vous et tuez-vous les uns les autres", ma dernière chronique dans le


On va faire des économies sur la vie ,dans les epahd , on tuera les gens pour ne pas payer les soins palliatifs mais pendant ce temps on a voté contre la peine de mort même pour des assassins d'enfants , des terroristes , et on remerciera les vieux en les tuant pour que cela ne coute pas cher, les assassins coûtent combien dans les prisons ? ou est la justice ?

Le pire c'est que ce sont nos enfants qui subiront cette loi inique que veulent les politiques de maintenant. Faire des économies sur les vieux , les malades , mais quelle honte !!!

Non les soins palliatifs ne sont pas faits correctement, on en a des exemples tous les jours.

Au nom de souffrances extrêmes pour lesquels on doit les abréger on va faire une loi qui légalise l'euthanasie, pas mieux que les nazis pour moi.

Les générations après nous ont du tracas à se faire. On est en pleine confusion. Il faut faire de la place , on est de trop , il faut laisser seulement les riches, les nantis vivrent car eux auront toujours des possibilités de se soigner, de se protéger de tout, même de la guerre avec leur abris anti nucléaires.



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Ajouté le : 01/07/2026 22:48

Barge

sans la musique la vie serait une erreur (Nietzsche)

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Gérault Verny
23 h
·

J’ai voté contre la loi sur la fin de vie, car une société se juge à la manière dont elle accompagne ses membres les plus fragiles.
À mes yeux, ce texte ne constitue pas un progrès, mais un changement profond de notre conception de la médecine. Jusqu’ici, notre droit reposait sur un principe clair : le rôle du médecin est de soigner et d’accompagner, jamais de provoquer délibérément la mort. Cette frontière est désormais franchie.
Présenté comme une nouvelle liberté, ce texte interroge : quelle liberté existe-t-il face à la maladie ou à la solitude ? La demande de mourir exprime souvent une souffrance ou un sentiment d’abandon ; la réponse doit être l’écoute et le soulagement, non la mort.
Avant de légiférer sur la fin de vie, notre priorité aurait dû être de garantir un accès effectif aux soins palliatifs partout en France, là où manquent cruellement moyens et égalité.
Ce texte soulève aussi des risques éthiques majeurs. Il modifie la mission des soignants et fragilise le lien de confiance patient-médecin, comme l’ont souligné de nombreux professionnels.
Je m’inquiète également pour les personnes âgées, handicapées ou isolées : dans une société où la dépendance est parfois vécue comme une charge, quel message leur envoyons-nous ?
Une civilisation digne ne répond pas à la souffrance par la mort, mais par la fraternité, les soins et le soutien aux familles. J’ai voté contre ce texte par conviction : la vie mérite d’être protégée jusqu’à son terme naturel. Notre devoir n’est pas d’abandonner les plus fragiles, mais de ne jamais les laisser traverser cette épreuve seuls.



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Ajouté le : 01/07/2026 23:13

Barge

sans la musique la vie serait une erreur (Nietzsche)

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L''Euthanasie est prévue de longue date

L'euthanasie sera un "des instruments essentiels " de nos sociétés futures (Jacques Attali)

Livre de Jacques Attali l'avenir de' la vie 1981

Celui qui parle aux présidents depuis de longue date

comme "le Mage du Kremlin "que j'ai lu et qui conseillait le tsar Poutine

C'est tout dire

Depuis longtemps on entend que nous sommes trop sur cette terre et qu'il faudra trouver des solutions , on coûte trop cher . (les penseurs de Hilderberg)

Dans un premier temps on pourra se faire euthanasier si on souffre trop en fin de vie mais après que deviendra cette loi, comme toutes elle évoluera vers leur dessein : faire disparaitre tous ceux qui coûtent et qui gênent, moi je pense forcément à Mein Kampf la solution finale

Cette période comme 1933 qui a commencé par la traque des juifs en Allemagne
que veulent ceux des Pays bas en ce moment

L'ordre mondial a changé , que préparent-ils tous ces puissants réunis en Hollande ?


La guerre est à nos portes. C'est effrayant



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Ajouté le : 09/07/2026 18:38

Barge

sans la musique la vie serait une erreur (Nietzsche)

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« Les choses tombent en morceaux ; le centre ne peut plus tenir / La pure anarchie est lâchée sur le monde », écrit Yeats en 1919, pressentant que, pour l’Europe, la guerre qui vient de s’achever n’aura été que l’annonciation d’autres désastres plus considérables. La guerre a donné naissance à la guerre, le nazisme a ouvert une porte sombre qui ne s’est jamais totalement refermée, les deux guerres mondiales n’ont fait qu’accélérer la décomposition des pays qui ont commis la folie de s’y engager. Un siècle après le poème de Yeats, le centre n’a pas tenu — et cela apparaît avec une évidence particulière dans le cas du centre politique européen, Bruxelles. En Belgique l’euthanasie, ouverte aux « personnes en souffrance psychique » depuis 2002, l’est aux mineurs depuis 2014. Quelques marges tiennent encore, mais l’une après l’autre les digues cèdent, et nous sommes submergés par cette « mer noircie de sang » dont parle Yeats dans le vers suivant.

À lire aussi Euthanasie et suicide assisté : des congrégations catholiques devront-elles quitter la France pour raison de conscience, comme au début du XXe siècle ?

La France devrait être la prochaine digue emportée par cette mer ; il demeure possible de l’éviter, mais l’espoir s’amenuise. Depuis le temps, plusieurs années déjà, que je m’efforce de lutter contre l’euthanasie, alors que grandit en moi la conviction de mener un combat perdu d’avance, j’ai l’impression d’avoir joué toutes mes cartes, et même de commencer à tricher. Une dernière fois, je ne crois pas inutile de recommander à ceux dont le vote aura force de loi de méditer sur le peu de philosophes qui ont, au long des siècles, approuvé le suicide — c’est même assez stupéfiant : le « progressisme » balaye avec mépris, d’un revers de main, non seulement l’ensemble des traditions religieuses existantes, mais à peu près tout ce qu’ont pu penser les philosophes antérieurs ; une telle arrogance ne s’était, je pense, jamais manifestée dans l’histoire humaine. Mais les philosophies, contrairement aux religions, parlent surtout à l’intelligence de l’être humain, atteignent difficilement ce qu’il a d’essentiel. La religion catholique, malgré, paraît-il, quelques frémissements récents, est depuis longtemps à la ramasse en Europe, et je n’en suis pas au point de préférer une société islamique, au motif que la société laïque s’écarte de la loi morale.

Il suffit d’examiner les arguments des partisans de l’euthanasie pour être envahi par le dégoût, et qu’à force de dégoût se déclenche une insurrection morale.
Michel Houellebecq
Mais je ne suis pas certain d’avoir envie d’appartenir à une société qui légalise l’euthanasie ; défendre l’Occident d’accord, à condition qu’il mérite d’être défendu. Il suffit d’examiner les arguments des partisans de l’euthanasie pour être envahi par le dégoût, et qu’à force de dégoût se déclenche une insurrection morale ; ces arguments se résument en réalité à un seul, qui est la dignité, mais ce mot a été employé si souvent, et de manière si perverse, qu’il est devenu difficile d’appréhender sa signification. Vu par les partisans de l’euthanasie, le désir de dignité manifesté par le mourant, dont témoignent les proches, est en général exprimé par des phrases du genre : « Il n’aurait pas supporté de devenir un légume ». L’assertion serait plus convaincante s’ils pouvaient la compléter ainsi : « Il n’aurait pas supporté de devenir un légume, il aurait préféré devenir un cadavre. » Ajoutons que la métaphore du légume témoigne d’une vision péniblement pragmatique de l’être humain. Idéalement il faudrait que l’être humain se meuve, accomplisse des actes, enfin mène une vie active. Et si c’est décidément impossible il faudrait du moins qu’il communique, qu’il se montre capable d’interagir, au moins par la parole, avec le reste de la société. L’humain se voit réduit à sa valeur d’usage, c’est-à-dire sa valeur initiale minorée d’un coefficient d’usure. On peut difficilement imaginer opposition plus frontale avec la dignité humaine au sens d’Emmanuel Kant, avec l’idée kantienne que l’humanité, dans sa propre personne comme dans celle d’autrui, doit toujours être considérée comme fin, et jamais simplement comme moyen.

Une première altération s’était déjà produite, et ce fut malheureusement à l’occasion du combat si justifié contre la souffrance animale, lorsque les « antispécistes » entreprirent de le mener au nom de la notion douteuse de « droits de l’animal », alors qu’il suffisait de continuer à entendre la voix modeste mais incandescente, éternelle, de la compassion. Avec l’euthanasie ce n’est plus d’une altération qu’il s’agit, mais d’une plongée dans le gouffre. Pour Kant, pour les penseurs de siècles plus naïfs, la dignité humaine était liée, tout simplement, au fait d’être un homme. Nous ne voyons plus les choses de la même manière. La dignité humaine s’altère en nous, notre vie est en elle-même un processus d’altération, et nous devons à chaque moment être prêts à la justifier à nos propres yeux, voire à ceux d’autrui (pour autant que cela fasse une différence).

À lire aussi L’éditorial de Laurence de Charette : «Loi fin de vie, l’acharnement législatif»

Depuis bientôt deux siècles, le spectre du nihilisme hante l’Europe occidentale. Maintenant ça y est, nous y sommes ; nous n’attendions pas le nihilisme sous cette forme, il n’est ni sombre, ni crépusculaire ; il est plutôt bariolé et gai. Pour se le représenter il ne faut pas songer à Dostoievski, ni à Nietzsche, mais plutôt se souvenir d’un clip des magasins Simons (c’est une chaîne canadienne de magasins de vêtements) qui était supposé mettre en scène une euthanasie heureuse. C’était d’une dignité à hurler. Filmé au bord de la mer, il y avait des vagues et du violoncelle, un grand repas convivial avec du cheesecake et des éclats de rire, la chose était titrée « Tout est beauté », la future morte était jeune, émouvante et sympathique, il s’agissait d’une artiste, on la voyait dessiner des formes dans le sable avec un bâton. Simons a retiré son clip, il y avait eu sur Internet trop de commentaires sarcastiques se moquant de l’utilisation des codes de l’industrie du luxe pour promouvoir l’euthanasie. En effet, on se serait cru dans une pub Chanel ou Saint-Laurent.

Toute personne ayant écrit, ou même simplement tenté d’écrire, sait qu’il est parfois possible — c’est difficilement explicable, mais c’est ainsi — d’exprimer par écrit des réalités inaccessibles à la parole.
Michel Houellebecq
Creusons un peu cette affaire de dignité. Du temps où je me documentais sur l’affaire Vincent Lambert, j’ai le souvenir d’un « livre blanc » sur le fonctionnement des centres EVC-EPR, ceux créés par la loi Kouchner, et dans lesquels Vincent Lambert aurait dû trouver sa place si le système médical avait correctement fonctionné. Une anecdote m’avait frappé, celle d’une femme silencieuse depuis des années, qui d’un seul coup s’était remise à parler, à l’occasion d’une visite imprévue. Alors qu’un médecin manifestait sa stupéfaction, parce que depuis des années il tentait en vain d’établir un contact, elle lui avait répondu : « Ce que vous disiez n’était pas tellement intéressant ». Un état de santé très compromis peut excuser certains manquements à la politesse, mais quand même c’est un enseignement qu’il convient de retenir : si les gens ne vous parlent pas, c’est parfois qu’ils n’ont rien à vous dire.

Toute personne ayant écrit, ou même simplement tenté d’écrire, sait qu’il est parfois possible — c’est difficilement explicable, mais c’est ainsi — d’exprimer par écrit des réalités inaccessibles à la parole. Et toute personne ayant effectivement écrit sait autre chose, de plus triste, c’est que ce qu’on a écrit ne sera qu’une faible trace de ce qu’on a rêvé d’écrire. Même quelqu’un d’aussi monstrueux dans sa productivité littéraire que l’a été Balzac en fait l’aveu : les livres qu’on a écrits sont moins beaux que ceux que l’on s’est contenté de rêver. La parole n’est qu’une fraction de l’écrit, qui lui-même n’est qu’une fraction de la vie intérieure. Réduire l’esprit d’un homme à ses facultés de communication orale est tout simplement stupide.

Si l’on examine les choses sous l’angle des mœurs, se comporter avec dignité, ce serait adopter, face aux souffrances et chagrins de la vie, une attitude de calme, de retenue, de stoïcisme. La dignité serait en somme peu différente de la pudeur émotionnelle ; ce qui incite déjà à la méfiance. Si la pudeur est dans tous les cas un sentiment plutôt louche, un peu trop associé à la honte, la pudeur émotionnelle est, de toutes les formes qu’il peut prendre, de loin la plus toxique. J’ai tellement entendu louer dans les médias la « dignité » des victimes de tel ou tel fait divers tragique que j’en suis venu à prendre le mot de dignité en grippe. Face à une grande souffrance, l’attitude la plus saine est bien évidem ment de pleurer, de hurler, de gémir, d’implorer la pitié de la divinité ou des autres hommes. Le stoïcien n’est au fond qu’un pantin théorique, dénué de toute vraisemblance, et le stoïcisme une philosophie qu’il vaudrait mieux passer sous silence.

À lire aussi Guillaume Tabard : «Fin de vie, d’une “possibilité” individuelle à un “droit” quasi opposable»

Ce n’est pas seulement, je le mesure avec surprise, sur le plan sexuel que nous sommes aux antipodes des années baba cool qui ont marqué ma jeunesse. Lorsque j’étais adolescent, il était de bon ton de critiquer l’adage « un garçon ne pleure pas », et d’encourager au contraire les garçons à exprimer librement leur émotivité. La portée de cet adage avait d’ailleurs été largement surestimée : les témoignages littéraires montrent clairement que les chevaliers du Moyen âge versaient sans retenue des larmes lors de la mort de leurs compagnons d’armes ; c’est seulement à partir du début du XXe siècle, et surtout dans les pays anglo-saxons, que l’injonction à la pudeur s’est imposée, en même temps que le choix de dissimuler la mort, et pour les mêmes raisons.

Un demi-siècle après l’ère baba cool tout a changé, et ce ne sont plus seulement les hommes qui doivent retenir leurs larmes ; les femmes, de préférence, aussi. À force de dignité, à force de pudeur dans la manifestation de ses émotions, les autres en viennent à supposer que vous n’en éprouvez guère, et qu’ils peuvent tranquillement revenir à leurs affaires. La dignité n’a au fond qu’une seule utilité : légitimer la pratique constante du plus parfait égoïsme. C’est une utilité considérable.

Après un détour de plusieurs millénaires, l’Occident semble bien revenu à cette antique sagesse animale qui pousse, dans la quasi-totalité des espèces sociales, l’animal malade à s’écarter de la tribu pour mourir seul.
Michel Houellebecq
La pudeur, version plus explicite de la dignité, a d’autres conséquences encore plus vénéneuses lorsqu’elle ne concerne plus seulement les émotions, mais qu’elle s’attaque au corps physique — et il s’agit là de quelque chose de bien plus grave, bien plus mortel et plus lourd que la pudeur sexuelle. Laissons la parole à la dignité. Est-il bien pudique et bien digne, lorsqu’on est si proche du légume, lorsqu’on est physiquement si diminué, de se montrer en public ? De se montrer, même, à qui que ce soit ? Est-il bien pudique et bien digne, finalement, d’exister ?

Maintenant ça y est, vous êtes dans le tuyau, vous avez honte de votre propre existence, et l’euthanasie vous attend au tournant. Moi qui me suis tant diverti à me moquer de Nietzsche — et je n’ai pas pu m’en empêcher cette fois encore, il est tellement rigolo avec sa moustache — j’aimerais quand même lui rendre hommage en citant ces lignes du Gai savoir :

« Qui qualifies-tu de mauvais ? — Celui qui veut toujours faire honte.

Qu’y a-t-il pour toi de plus humain ? — épargner la honte à quelqu’un. »

Nous ne sommes, c’est pénible à dire, peut-être plus tout à fait humains. Après un détour de plusieurs millénaires, l’Occident semble bien revenu à cette antique sagesse animale qui pousse, dans la quasi-totalité des espèces sociales, l’animal malade à s’écarter de la tribu pour mourir seul — sachant bien qu’il n’a nulle compassion à attendre de ses congénères, qu’il risque plutôt d’être, comme les oiseaux de Thomas Mann dans La montagne magique, expédié à coups de bec. Nous avions longtemps cru constituer une tribu d’un ordre supérieur ; nous nous étions trompés, disent les animalistes, et ce retour à la loi animale, voici le plus étrange, devrait être considéré comme un progrès. Ce qui est établi en tout cas, c’est que le progressisme fonctionne absolument comme un mécanisme à cliquet. Lorsqu’une « avancée sociétale » (avortement, peine de mort, mariage homo sexuel, PMA, GPA, n’importe quoi) s’est produite, il n’est pas question de revenir en arrière, personne n’y songe. Cette pétition de principe est antidémocratique : ce qu’une loi a fait, une autre loi peut le défaire ; c’est du moins l’idée que je me fais de la loi ; mais elle permet d’identifier le progressisme à ce qu’il est en réalité : un destin.

On a peut-être raison de penser qu’il est vain de lutter contre le destin, et que toute tragédie doit aller à son terme. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’en demandant pour ses citoyens l’accès à l’euthanasie, c’est sa propre euthanasie que la France demande. On a pu s’étonner que je sois hostile à cette proposition de loi, alors que j’ai souvent été affublé d’un néologisme bizarre : je serais un déprimiste. Admettons. Il est vrai que je me suis employé à scruter les symptômes du suicide occidental, la montée du nihilisme ; mais je n’ai pas le souvenir de m’en être réjoui. Nous entrons dans un monde où il sera plus facile de mourir ; j’aurais préféré un monde où l’on puisse vivre.
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Ajouté le : 10/07/2026 12:46

Barge

sans la musique la vie serait une erreur (Nietzsche)

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LA LOI QUI DOIT ÊTRE VOTÉE

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17t0323_texte-adopte-seance

BONNE LECTURE POUR CEUX QUE CELA INTERSSE



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Ajouté le : 15/07/2026 11:12

Barge

sans la musique la vie serait une erreur (Nietzsche)

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https://www.facebook.com/reel/2171322667050235

Une boite de Pandore va s'ouvrir

extension de la loi déjà

Quelle est la nouvelle loi sur l'euthanasie au Canada ?
L’aide médicale à mourir (AMM) est d’abord devenue légale pour les personnes dont la mort est raisonnablement prévisible, à compter de juin 2016. En mars 2021, la loi a été modifiée par le projet de loi C-7 pour inclure les personnes souffrant d’une affection grave et irrémédiable dont la mort n’est pas raisonnablement prévisible .

et ainsi de suite

la machine à tuer est en route

lisez : soleil vert ou encore Orwell 1984

Beaucoup de soignants vont quitter le métier une fois encore poussés par les nouvelles directives ,déjà qu'avec le vaccin COVID on a perdu beaucoup de monde.



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Ajouté le : 15/07/2026 23:05

Barge

sans la musique la vie serait une erreur (Nietzsche)

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Aucune instance officielle n’a alerté sur les risques de dérives. Nous assistons à un effondrement de la conscience éthique.
Laurent Frémont
L. F. - Nous ne remplaçons personne, nous occupons une place vide. La future commission va exercer un contrôle a posteriori et donner son propre bilan. L’approche statistique ne suffit pas. Il s’agit de donner une figure humaine à ce qui, pour certains, se résume à des chiffres. Les impacts sur les proches et les équipes soignantes doivent être documentés et trouver un lieu d’expression. Nous voulons proposer un regard extérieur et scientifique qui puisse prendre en compte l’intégralité des parcours que nous allons essayer de reconstituer, avec des indicateurs sur le gradient social et territorial des demandes et l’accès aux soins palliatifs des personnes jugées éligibles à l’aide à mourir. Nous voulons établir un recueil de témoignages anonymisés et travailler avec des sociétés savantes partenaires pour obtenir des données. Nous voulons aussi soutenir, par le droit et la formation, les soignants et les établissements qui seraient menacés dans leur liberté de conscience. Cette loi oblige à un devoir de transparence et de loyauté. Le texte a cherché à tromper sur les mots. Il ne faut pas à présent se tromper sur les actes. Aucune instance officielle n’a alerté sur les risques de dérives. Nous assistons à un effondrement de la conscience éthique.

À lire aussi «Demain, faudra-t-il dire : “Et à 16 heures, madame Martin sera euthanasiée” ?» : à l’Ehpad Saint-Augustin, le refus de devenir un « lieu de mort »

Aucune étude d’impact n’a fait de projections sur le nombre de personnes susceptibles de demander une aide à mourir. Pensez-vous qu’elles seront nombreuses ? Doit-on s’attendre à une montée en puissance du suicide assisté au fil des ans ?

L. F. - Le gouvernement n’a jamais déterminé le nombre de personnes susceptibles de « bénéficier » de l’injection létale. Les pays qui prévoyaient quelques centaines de morts par an ont vu leurs chiffres exploser. C’est un scénario que l’on peut redouter pour la France compte tenu du flou des critères. L’euthanasie, par exemple, est conditionnée à une impossibilité physique de s’administrer le produit létal, mais cette incapacité n’est pas définie. Une simple hésitation à faire le geste sera-t-elle considérée comme suffisante ? La frontière sera fragile. Tout va se jouer dans l’application du texte. C’est pourquoi il faut rester vigilant.

E. H. - On nous a vendu une loi d’exception. Une loi nécessaire pour quelques situations insolubles. L’observatoire permettra de comprendre s’il s’agit ou non de situations exceptionnelles. Du côté des partisans d’un droit absolu, on évoque une loi qui pourrait concerner 5 % à 10 % des situations de fin de vie, comme c’est le cas au Québec. Il n’y a plus de complexe à promouvoir ce qui banalise une nouvelle pratique « à la demande ». Le risque, c’est que des médecins proposent l’aide médicale à mourir comme une alternative au soin. Il faut aussi veiller à ce que les chiffres de demandes d’aide à mourir ne deviennent pas un argument politique et médiatique : plus les demandes augmentent, plus on dira que ce droit répond à une attente massive. Nous devrons trouver des indicateurs pour éviter de nous faire balader.

À lire aussi Loi fin de vie : les abstentionnistes, ces députés qui doutent mais ne disent pas leur non

Sur quels aspects de l’application de la loi ce nouvel observatoire sera-t-il particulièrement vigilant ?

L. F. - Le texte a évacué des problématiques fondamentales et les demandes de garde-fous sur les maladies psychiatriques, le handicap, les majeurs protégés et les maladies neurodégénératives. Il ne formalise pas la méthode de vérification de la volonté libre et éclairée du patient qui demande un suicide assisté ni de l’intégrité de son consentement. Je suis frappé par l’irruption des personnes handicapées « éligibles » à l’aide à mourir dans le débat. Elles risquent de l’être d’autant plus que les efforts de la nation diminuent et que des établissements du médico-social sont en dépôt de bilan. L’application de la loi dans des établissements privés qui ne partagent pas cette vision du soin et dont tous les soignants feraient valoir leur clause de conscience pourrait soulever des difficultés. Plus largement, nous devons rester attentifs à ce que l’aide à mourir ne remette pas en cause les valeurs de sollicitude, de non-abandon pour les personnes âgées dans les Ehpad. Autant de sujets que les politiques ont refusé d’aborder. C’est un abandon en règle de nos valeurs de fraternité.

Des médecins pourraient se trouver en difficulté sur le critère du pronostic vital engagé, en phase avancée de la maladie, d’un patient qui demande à en finir.
Emmanuel Hirsch
E. H. - Des médecins pourraient se trouver en difficulté sur le critère du pronostic vital engagé, en phase avancée de la maladie, d’un patient qui demande à en finir. Les psychiatres qui accompagnent des personnes suicidaires ou touchées par une profonde mélancolie risquent également de se trouver en difficulté. C’est pourquoi l’observatoire pourrait aussi proposer un travail de formation des soignants pour se préparer à ces nouvelles situations. C’est assez évident que le contexte de fin de la Sécurité sociale, de fragilisation financière, va impacter la capacité d’apporter des soins à des personnes qui vont être déportées vers cette alternative d’accès à la mort. L’observatoire pourra enfin recueillir la dénonciation de pratiques déviantes, car il y a un risque que certains se sentent exonérés de contraintes alors qu’un geste létal a été dépénalisé.
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Ajouté le : 17/07/2026 00:30

Barge

sans la musique la vie serait une erreur (Nietzsche)

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Il n’est pas nécessaire que le malade soit en phase terminale ; une personne ayant encore des années de vie peut obtenir la mort (art. 4, al. 3).
La personne n’a pas un « droit » à bénéficier de soins palliatifs, lesquels sont peu disponibles.
Le médecin consulte deux personnes de son choix : un médecin, et un auxiliaire médical ou aide-soignant placé éventuellement sous son autorité hiérarchique (art. 6, II).
La consultation avec ces deux personnes peut être réalisée en visioconférence, sans même avoir rencontré le demandeur, ni vérifié la réalité de sa demande de mort (art. 6, II).
Même si une personne sous tutelle ou curatelle demande la consultation d’un proche, le médecin peut la refuser (art. 6, II, al. 4).
Le médecin peut prendre sa décision définitive immédiatement après la consultation (art. 6, III).
Le médecin n’a pas besoin d’ausculter le demandeur une seconde fois (art. 6, IV et V).
Le délai de réflexion de la personne n'est que de deux jours à partir de la décision du médecin (art. 6, IV).
L’ensemble du processus peut donc être réalisé en trois jours.
Les proches de la personne n'ont pas un droit à être informés qu’une procédure d’euthanasie est en cours (art. 6, II, al. 4 et art. 7).



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